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Royce

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Agassiz Watch Co
3 lots
Aureole Watch Co
1 lot
Aurore Villeret
3 lots
Benrus
2 lots
Berthoud
1 lot
Camy Watch SA
1 lot
David Shackman & Sons
1 lot
Kirby Beard & Co Paris
7 lots
Tavannes Watch Co
8 lots
Royce
2 lots
Agassiz Watch Co

Agassiz Watch Co

Auguste Agassiz est à l'origine de la saga Longines. Il voit le jour le 15 avril 1809 à Môtier, dans la commune suisse du Haut-Vully, dans le canton de Fribourg. Après un apprentissage de banque chez Mayor-Fornachon à Neuchâtel, il s'établit en 1832 à Saint-Imier, où il travaille auprès de l'établissement horloger Comptoir horloger Raiguel Jeune. L'année suivante, il fonde Comptoir Raiguel Jeune & Cie avec Florian Morel et Henri Raiguel, qu'il rachète et rebaptise Agassiz & Compagnie. La société exporte notamment en Amérique du Nord, un marché encore jeune mais prometteur. Auguste Agassiz a par ailleurs comme partenaire, à New York, son cousin Auguste Mayor, qui l'aide à conquérir ce marché en pleine croissance. C'est en 1852 qu'il fait entrer son neveu Ernest Francillon dans l'entreprise, avant de se retirer dix ans plus tard, laissant son neveu seul maître à bord. Ce dernier rebaptisera à son tour la société Ancienne maison Auguste Agassiz, Ernest Francillon, successeur. Récemment, les 180 ans des montres Longines auront été l'occasion de reparler d'Auguste Agassiz, avec la reproduction d'une montre Lépine munie d'un mouvement mécanique à remontage manuel, le calibre L878, une montre de poche rappelant celles fabriquées par Auguste Agassiz. De Comptoir Auguste Agassiz, la marque fut rebaptisée Longines lorsqu'une fabrique fut construite sur le lieu-dit Les Longines, à Saint-Imier, en Suisse. Ernest Francillon voulait en effet fonder une usine dans laquelle assembler et terminer une montre tout en recourant à des procédés mécaniques de production. En 1866, un certain nombre de mouvements sont encore fabriqués sous le nom Agassiz-Longines. En 1867, l'entreprise change de nom pour Ernest Francillon, Fabrique Longines.

Aureole Watch Co

Aureole Watch Co

La marque, créée en 1868 par Philidor Wolf à La Chaux-de-Fonds, produit certains de ses mouvements. Elle se spécialise dans la montre-ancre de qualité, mais produit également des chronographes, des montres extra-plates et des répétitions. Elle se lance ensuite sur le marché des montres-bracelets en associant des calibres maison à des boîtes design et bien finies. Les modèles se succèdent au fil des décennies, notamment avec en 1932 une des premières montres-bracelets avec date par guichet (boîte rectangulaire, date à midi). 
 À partir de 1933, Aureole propose des montres étanches en acier. La Seconde Guerre mondiale lui sera fatale, puisqu'en 1941 l'entreprise est cédée à Lutz et Burkhardt, avant de péricliter. En 1948, elle ne produit plus que 18 000 pièces par an et est reprise par Marcel Choffat qui la relance avec talent. Dans cette deuxième vie tendance, elle produit jusqu'à 400 000 pièces par an en 1968, mais ne fabrique plus ses mouvements, produit par Ébauches SA. 


Aurore Villeret

Aurore Villeret

Des mouvements signés AVVous avez peut-être croisé, au détour d'une vente aux enchères, une montre-bracelet signée Aurore. Vous avez, plus souvent sûrement, déjà vu des mouvements signés AV. Il s'agit en fait de la manufacture suisse Aurore Villeret, une des sociétés faisant partie d'Ébauches SA, fournissant de nombreux mouvements suisses à bien des acteurs du marché. Aurore Villeret produisait des mouvements certes simples, mais de très bonne qualité.

Benrus

Benrus

À l'origine de toute marque, on trouve un homme. En l'occurrence, Benjamin Lazrus, né en Roumanie en 1894, avec à ses côtés ses deux frères, Ralph et Oscar. Une fois émigré outre-Atlantique, Benjamin Lazrus commence par ouvrir une boutique de réparation de montres, située au 206 Broadway à New York. En 1922, la marque Benrus fait son apparition, mais se consacre toujours à l'importation et à la revente de montres importées. Il faudra attendre quelques années encore pour que Benrus soit connue en tant que manufacture de montres, louant par ailleurs un étage dans une usine de montres à La Chaux-de-Fonds, en Suisse. Benjamin Lazrus se contente à l'époque d'acquérir des mouvements Schild et de les intégrer dans des boîtes fabriquées sur place, aux États-Unis. Ainsi, tous les mouvements utilisés par Benrus des années vingt aux années soixante sont d'origine suisse. En l'absence d'usines aux États-Unis, Benrus poursuivra son activité sans avoir à réorienter ses capacités de production (inexistantes !) au service de l'effort de guerre. C'est ainsi que la marque continuera à proposer des montres à mouvement suisse aux États-Unis tout au long de la guerre. Dans les années cinquante, elle fera parler d'elle en lançant différents modèles innovants, dont la Dial-a-Rama, un modèle avec indicateur de vent, et une montre mécanique avec alarme, la Wristalarm, énorme succès de vente. À cette époque, Benrus supplante Hamilton en importance, devenant la troisième entreprise horlogère des États-Unis, derrière Bulova et Elgin. Dans les années soixante, Benrus travaillera notamment pour la Navy et l'US Army et proposera également ses modèles Belforte et Sovereign. Benrus sera vendue en 1967, et si la marque perdure encore quelques années, s'appliquant à produire des montres bon marché face à la déferlante des montres à quartz, elle va devoir fermer ses portes en 1977.

Berthoud

Berthoud

Ferdinand Berthoud est né le 18 mars 1727 dans le canton de Neuchâtel, en Suisse. Installé à Paris dès ses 18 ans, il y devient le disciple de l'horloger Julien Le Roy, pendant plus de dix ans. Il conçoit en 1754 son premier chronomètre marin. Il est nommé en 1762 horloger de la marine française. Mais en 1764, il entre à la Royal Society, équivalent anglais de l'Académie des sciences. Mais c'est finalement en France qu'il succède à son maître d'atelier, dans la fonction d'horloger mécanicien du roi Louis XV en 1773. En 1795, il devient membre de l'Institut de France. Ferdinand Berthoud est aujourd'hui considéré comme le père de l'horloge marine française. C'est d'ailleurs à lui que Diderot confia la rédaction des textes sur l'horlogerie devant figurer dans son Encyclopédie. C'est en 2010 qu'une tentative de créer une marque réutilisant son nom finit par échouer au bout de quelques mois : Berthoud & Pouzait. Pour mémoire, Jean-Moïse Pouzait (1727-1807) fut directeur de la première école d'horlogerie de Genève, inventa la montre à secondes mortes indépendantes et fait partie des pères de l'échappement à ancre suisse. Lancée en même temps que Baselworld 2010, la marque a été placée en liquidation en juin 2011. Moralité : il ne suffit pas de reprendre de grands noms pour produire de belles montres et connaître le succès...

Camy Watch SA

Camy Watch SA

Camy est une marque horlogère fondée à Grenchen déposée par Stroun Frères à Genève vers 1913 sous le nom de Camy Watch SA. Les frères Stroun furent très actifs dans le domaine de l'horlogerie. C'est en 1967 que la société s'installe à La Queue-d'Arve dans une manufacture associant services administratifs et deux niveaux d'ateliers horlogers. Ces bâtiments existent toujours. On peut signaler la présence de Simone Bédat au sein de Camy. Après être entrée en apprentissage à quinze ans et demi dans la fabrique de boîtiers Lang SA, elle en intègre le service commercial en tant que chef de bureau et y restera une dizaine d'années avant de rejoindre Camy Watch SA, à Genève. C'est là qu'elle devient le bras droit d'un certain Raymond Weil, entré dans l'entreprise en 1949, et qui en deviendra le directeur général. Au décès du propriétaire, tous deux quitteront Camy et s'associeront pour créer la marque Raymond Weil, en 1975. Mais c'est une autre histoire familiale, qui d'ailleurs dure encore.

David Shackman & Sons

David Shackman & Sons

Parfois, le dos des montres est riche en informations. Et quand celui-ci est frappé d'un "DS & S", c'est que cette montre vient de chez David Shackman & Sons. Basé à Chesham, dans le Buckinghamshire, Shackman était un fabricant indépendant de boîtiers de montres, travaillant avec la plupart des grandes maisons suisses, pour leurs montres destinées à être vendues en Grande-Bretagne. Les collectionneurs croisent ainsi régulièrement en vente des boîtiers Shackman pour Omega, Jaeger-LeCoultre, et surtout Rolex. Un élément distinctif pour les amateurs, puisque la grande majorité des montres suisses en or possédaient un boîtier fabriqué en Suisse. Mais le gouvernement britannique ayant interdit l'importation d'or en décembre 1916, les manufactures suisses avaient dû s'adapter en faisant appel à un prestataire local. Une fois l'interdiction d'importation du métal précieux levée, l'accord perdurera cependant, du fait de son côté pratique et de l'excellente qualité des boîtiers fabriqués sur place.

Kirby Beard & Co Paris

Kirby Beard & Co Paris

Vénérable maison britannique fondée en 1743, Kirby Beard possédait une très célèbre boutique au 5, rue Auber à Paris. Au-delà de ses usines en Grande-Bretagne, cette maison était spécialisée dans les montres, pendules, accessoires d'automobile et de voyage (principalement en cuir, mais aussi de superbes rasoirs recherchés par les amateurs). Faisant partie des plus anciennes boutiques d'horlogerie de Paris, Kirby Beard & Co Paris fut revendeur entre autres des marques Omega, Movado et Jaeger-LeCoultre. Il n'est pas rare de trouver des pièces frappées du nom de la boutique. Créée à Gloucester en 1743, Cowcher, Kirby, Beard and Tovey (connue sous le nom de Kirby Beard) s'installe à Birmingham en 1853. Les usines de Birmingham et les bureaux londoniens de cette vieille maison seront, hélas, détruits par les bombardements durant la Seconde Guerre mondiale.

Tavannes Watch Co

Tavannes Watch Co

Il faut remonter à la dernière décennie du XIXe siècle pour voir apparaître la Tavannes Watch Co, en 1891, créée sous l'impulsion de Henri-Frédéric Sandoz. Très rapidement, la manufacture compte une soixantaine d'horlogers et produit pas moins de 150 montres par jour pour 60 horlogers. C'est dans le petit village suisse éponyme que la manufacture s'installe, avant de partir à la conquête du monde, du Canada à la Russie, en passant par les États-Unis. Elle s'installe dans les locaux de la fabrique d'horlogerie Geiset, construite en 1880, qu'elle rachète. Des locaux qui existent encore de nos jours. En 1905, la société compte 750 employés produisant 450 000 montres. Très tôt, l'entreprise importe des machines-outils des États-Unis, ce qui lui permet de produire de grandes séries de pièces, en appliquant des méthodes de rationalisation calquées sur le modèle américain. En 1909, Tavannes Watch Co compte 950 employés, pour 750 000 pièces produites. Dans les années 20, elle devient ainsi la quatrième manufacture au monde en volume, avec cinq usines en Suisse et plus de 4 000 montres produites par jour dans les années 30. Son modèle-phare dans les années 30 : la Captive, concept innovant pour l'époque, suivi des modèles étanches et des chronographes de poignet dotés de mouvements Valjoux. C'est vers 1957 qu'est lancé son modèle Autorotor, doté d'un calibre 485. De 1966 à 1982, la société continue à produire des mouvements pour d'autres marques de montres, en se reposant essentiellement sur ses machines numériques. Mais c'est sans doute une simple anecdote qui fait aujourd'hui que la notoriété de Tavannes perdure : les premiers mouvements de la Reverso lancée par Lecoultre en 1931 étaient des mouvements Tavannes. En effet, à l'époque, la manufacture ne produisait pas de mouvement rectangulaire à même de s'y intégrer. C'est donc Tavannes qui fournit son mouvement (call 064), puis Cyma, pour les premiers modèles produits, qui permettront à la manufacture de tester l'intérêt du marché pour cette Reverso, avant de produire ses propres calibres (11 usc) à partir de 1934.

Royce

Royce

La société ESKA, ou Sylvan Kocher Cie, a été fondée au début des années 20 à Selzach (Suisse) 
. Dans les années qui suivirent, plusieurs sociétés annexes furent rattachées à ESKA, 
dont la marque de montres Royce, que l'on croise encore parfois sur les salons vintage et en ventes aux enchères. Orientée vers l'export, la société était présente à la fois à Grenchen, Selzach et Baltimore. C'est pour le marché américain que les montres produites étaient nommées Royce. Par la suite, Walter Kocher, basé à New York, importera ces montres tout au long des années 50.

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